EDITORIAL

  JE N'EST PAS UN AUTRE.

 

 

La naissance de ce blog puise sa source dans un appel téléphonique inédit et pour lequel mon interlocuteur s'étonnait du soutien apporté, à 10.000 km de distance, à la liste conduite par Bernard MORAINE.

 

Pour rassurer cet honorable citoyen très soucieux d'intégrité morale et donc digne d'intérêt, je n'hésiterai point à lui rappeler l'antithèse de la citation rimbaldienne : « Je est un Autre ».

 

En effet, contrairement à sa logorrhée verbale et graphique, je ne suis pas originaire de la planète Mars et j'existe bel et bien « en chair et en os » comme l'atteste la photo accolée au titre de ce blog.

D'autre part, jovinien de naissance, je possède dans cette même ville une maison qualifiée de résidence secondaire par le fisc qui, de ce fait m'impose, à juste titre, des impôts majorés.

 

Dorénavant, j'invite ceux et celles qui aiment les ballades dénotées ou connotées à échanger sur des thématiques inspirées par un regard, un paysage, un discours, voire un commentaire...

comme l'écrivait Beaumarchais : « Sans la  liberté de blâmer, point d'éloge flatteur ».

 

 

 

 

Luis-Nourredine PITA.

Docteur en philosophie

Enseignant-chercheur

Saint-Paul (île de la Réunion).

 

 

 

 

Cliquez-ici

 

 

 

 


Samedi 7 novembre 2009


Ceux et celles qui me connaissent bien, à Joigny et ailleurs, savent que la  question palestinienne constitue et constituera, aux côtés du FSLN du Nicaragua, l'une des préoccupations fondamentales de mon existence.

j'ai servi dans les brigades internationales du FSLN au Nicaragua tout de suite après la chute du dictateur SOMOZA, un peu plus tard, mon destin m'a conduit à vivre la première INTIFADA en 1986 en Palestine.
Quelques années plus tard, à la demande du PCE (parti communiste espagnol), j'assurais les premiers échanges entre le bureau de l'OLP à Paris et des émissaires de ce parti.

Aussi, le texte que je vous propose ci-dessous participe d'une vision politique fondée sur un principe de réalité sincère et loyal envers mes engagements, non édulcoré par une quelconque "langue de bois."

 En massacrant et en blessant des milliers de civils de décembre 2008 à la fin janvier 2009, cela continue de manière épisodique encore aujourd'hui, le gouvernement israélien a tenté de terroriser l’ensemble du peuple palestinien, de lui montrer le « coût » de la résistance et de le pousser à la rébellion contre le Hamas et les forces qui refusent de capituler.

 
L’offensive militaire israélienne avait pour but de désarmer la résistance et de diviser sa direction pour l’obliger à se soumettre à l’autorité de Mahmoud Abbas.

 En voulant briser le Hamas qui est aujourd’hui l’épine dorsale de la résistance, c’est l’ensemble de la résistance du peuple palestinien que les dirigeants israéliens veulent anéantir.

 
Le Hamas est la direction démocratiquement élue des Palestiniens, contrairement à ce que prétendent les propagandes israélienne et occidentale qui présentent le gouvernement de Gaza comme issu d’un simple coup d’Etat.


Depuis sa création en 1987, fortement encouragée, à l’époque par l’Etat d’Israël afin de diviser l’OLP, Le Hamas n’a pas renoncé à la libération de la Palestine et à la résistance contre l’occupation israélienne.

Le mouvement Hamas ( traduisible en français par courage, détermination, exaltation) se définit comme un parti politique composé de musulmans, de chrétiens, d’athées, etc…). D’ailleurs, certains de ses élus sont de confession chrétienne. Cette résistance rappelle au monde entier et à Israël l’illégitimité de l’occupation de la Palestine.


Ne pas reconnaître l’élection du Hamas, organisée sous les auspices de la communauté internationale, constitue un déni de démocratie et accrédite la thèse du mouvement «  infréquentable avec lequel aucune négociation ne deviendrait possible… ».


Les dirigeants orientaux et occidentaux doivent admettre l’existence d’autres forces de résistance distinctes du gouvernement du président Mahmoud ABBAS, aujourd'hui démissionnaire, exclusivement orienté par les choix politiques du mouvement Al-Fatah.


Par ailleurs, Les Palestiniens ne doivent pas porter la culpabilité d’un Occident qui a commis la barbarie la plus abjecte de l’humanité : l’holocauste.


Depuis 60 ans, le Moyen-Orient connaît une tension permanente, plusieurs guerres opposèrent Israël à ses voisins arabes, certains craignent que cette situation ne se transforme en conflit mondial.


Combien de temps faudra-t-il aux héritiers de Ben GOURION pour comprendre que la stabilité géopolitique du monde impose la coexistence de deux Etats souverains : palestinien et israélien avec des frontières sûres et reconnues pour chacun d’entre d’eux.


Depuis la remise en question des accords d’Oslo, les territoires palestiniens ressemblent à des « Bantoustans » comparables à ceux de l’Afrique du Sud lors de l’apartheid.


Le parti Shass : membre de la coalition majoritaire depuis les élections du 10 février 2009 exige la fin de toute discussion avec les palestiniens : Hamas ou Autorité palestinienne et en outre, il demande la déportation en Cisjordanie de tous les arabes israéliens résidant en Israël depuis sa création en 1949. Cette attitude symbolise une volonté de nettoyage ethnique.


Comment l’Union Européenne, la nouvelle administration américaine, les pays arabes réagiront-ils à cette orientation politique, désormais explicitement fondée sur un concept d’hégémonie raciale ? sensiblement identique à la notion de pureté de sang instaurée par Isabelle la Catholique et Ferdinand d’Aragon après la chute du royaume musulman de Grenade en 1492.


Luis-Nourredine PITA                                                                                             

 

Par PITA - Publié dans : SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009

Je lis que Madame BOURASSIN nécessite du temps pour étudier les documents préparatoires à la commission des finances.

Je pensais qu'il s'agissait de quelques heures mais non, Madame BOURASSIN se plaint des 4 jours qui lui sont proposés par le Maire et son adjoint aux finances.

Que dirait Madame BOURASSIN si elle devait présenter devant un auditoire conséquent un budget complet d'un Etablissement public, combien de temps lui faudrait-il ?

Merci pour la Réponse...

A bientôt.

Luis-Nourredine PITA.

Par PITA - Publié dans : POLITIQUE JOVINIENNE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009

 

 

 

Avant de présenter l’identité nationale comme une oxymore : figure de style bien connue des linguistes, il convient de se référer à Feu Claude LEVI-STRAUS qui, lors d’un séminaire sur la notion d’identité, écrivait en 1977 : « A chaque fois qu’on pose le problème de l’identité, on aboutit davantage à une critique de l’identité qu’à son affirmation pure et simple. » (L’identité, Paris, Edition Grasset, p. 331).

 

Ainsi, la question de l’identité présuppose la négation d’une idée substantielle capable de définir une civilisation, une culture, une religion et encore moins une Nation.


Toujours dans ce même ouvrage Feu Claude LEVI-STRAUSS indique que « l’identité se réduit moins, à la postuler ou à l’affirmer, qu’à la refaire, la reconstruire et ce, de manière permanente… ».

Aussi, la question de l’identité (libérée de sa rigidité formelle) intéresse toutes les sociétés étudiées par les ethnologues, elle intéresse aussi l’anthropologie et bien sûr la religion.


Jacques ANDRE dès 1983 dans un article publié par la revue « Les Temps Modernes » aborde le concept d’identité sous ce titre : « Le retour du même. » Cette expression renvoie à l’étymologie première du latin identitas qui pourrait être rendue en français par « mêmeté » ainsi comprise l’identité exprime le caractère de ce qui est identique, qui demeure inchangé entre deux objets de pensée, présentés comme, a priori, similaires. Selon ce raisonnnement, est identique, ce qui apparaissant plusieurs ou apparaissant sous plusieurs aspects, est en réalité et dans son fonds : UN.


Il faut bien reconnaître que tous les chercheurs qui réfléchissent sur l’identité se heurtent à deux problèmes essentiels :

1 – l’importance de la différence dans la question de l’identité ;

2 – l’importance d’une unité globalisante peu respectueuse des différences.

 

En outre, la question de l’identité se pose de deux façons :

1 – l’identité socio-culturelle qui se réfère essentiellement au groupe et à sa définition collective, ce que Gilbert GRANGUILLAUME : professeur à l’IREMAM de l’Université d’Aix-Marseille, nomme le rapport entretenu à la normalité admise dans le groupe d’appartenance et donc au sentiment d’inclusion ou d’exclusion ressenti par rapport à la langue, à la religion et aux valeurs reconnues.

2 – l’identité individuelle qui se pose à l’être entendu comme personne. Le terrain en est alors la parenté, les termes qui la composent, leurs positions respectives, la place que le sujet y occupe.

 

Quel est le statut du discours habituel lorsque l’on parle d’identité : « dépendance, intégration, assimilation… » A l’instant même où le discours s’exprime, d’où parle-t-il : de la communauté-mère organisatrice d’un modèle unique ? De l’influence parentale ? Si tel était le cas, ce discours n’échapperait guère à la redondance du même. A cet instant, surgit l’Autre dans sa relation au Même : peu importe s’il s’agit de la Nation, de la classe, de l’ethnie, de la religion, cette relation demeure également constitutive d’identité.

 

L’Autre et le Même constituent les deux versants de la notion d’identité.

 

C’est par ces termes que Feu Claude LEVI-STRAUSS concluait son séminaire sur l’identité : Vous voulez étudier des sociétés complètement différentes, mais pour les étudier, vous les réduisez à l’identité. »

 

Ainsi comprise, l’identité engendre exclusivement la question de l’invariant d’une Nation depuis ses origines, toute dynamique vivante et interactive entre l’Autre et le Même s’en trouve totalement écartée. Que deviendraient dans cette perspective tous les peuples ayant imprimé la pensée ou l’histoire de France ?


Nos actuels gouvernants voudraient définir l’identité française en terme politique d’où l’épithète « nationale. » Cette volonté s’apparente à un « coup de force » qui tend à raser tous les particularismes constitutifs de la notion d’identité : les langues, le multiculturalisme, les origines sociales et ethniques, l’histoire et la géographie ultramarines, les valeurs éthiques et religieuses.

 

Au lieu de valoriser le concept d’identités plurielles, nos gouvernants actuels cherchent à réveiller une idéologie sécuritaire à travers les vieilles nostalgies d’un Etat national « fort » au sein duquel la citoyenneté « se mériterait. »

 

En conclusion, l’identité nationale se métamorphose en une vaste machine politique qui, non seulement, annihile les particularismes et les différences mais instaure un contrôle social de toutes les personnes, françaises ou non, installées sur les territoires de la République.

 

 

 

                                                                           Luis-Nourredine PITA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par PITA - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 octobre 2009

Madame BOURASSIN se réjouit d'un article de Jean-Pierre SOISSON sur le cumul des mandats.

Nonobstant, Madame BOURASSIN devrait s'interroger sur cette spécificité ou mal hexagonal appelé "cumulardise" qui concerne toutes les sphères professionnelles et pas que politiques de la société française.


En lisant le "Nouvel Observateur" du 15 au 21 octobre, on découvre sous diverses appellations les : "rois du cumul, les barons, les ministres à temps partiel, les ambitieux, les tartuffes, les bons élèves, les cumulards du CAC 40, les mandarins des facultés de sciences, les journalistes et animateurs de médias, les caméléons de la culture et de la communication, etc..." A titre d'information, on y apprend que le célèbre journaliste d'Europe 1 Jean-Marc MORANDINI perçoit des émoluments mensuels de 16 000 €uros nets mensuels.

En parcourant ce même numéro du "Nouvel Observateur", on apprend comment le secrétaire général de l'Elysée : Monsieur Claude GUEANT "occupe ses week-ends." Animé par une véritable passion du secret, Monsieur GUEANT effectue des missions à hauts risques aux quatre coins de la planète, tantôt une entrevue avec le président Syrien Bachar AL-ASSAD, tantôt un conseil à Beyrouth lors de la formation du nouveau gouvernement libanais ou encore au Gabon lors des funérailles du président Omar BONGO. Tous ces voyages s'effectuent dans un seul et unique avion : un Falcon 50 sans cocarde tricolore : secret oblige...

En fait ces missions confidentielles associent des responsables francs-maçons de gauche comme de droite et peermettent de tisser des réseaux essentiels pour tout ce qui caractérise la politique étrangère de la France au sein de laquelle les contrats d'armements prennent une place non négligeable.

Aussi Madame BOURASSIN doit dépasser le prisme jovinien pour mieux appréhender le monde dans lequel elle vit. Elle pourrait même donner des conseils à celui qui façonne la politique nationale et internationale de son parti : l'UMP.

Ainsi, au lieu de s'attarder sur le nom de la petite ou grande école de commerce où a étudié Nicolas SORET, elle prendrait la hauteur et la distance nécessaires à quiconque entend faire de la politique conformément à son sens étymologique.

Madame BOURASSIN, le monde est devenu un village, imprégnez-vous de ce concept et vous relativiserez, voire conforterez vos approches politiques.

Comme disait le philosophe Jean LACROIX, il faut apprendre à prendre du recul eu égard à toute chose, toute situation, non pas pour les fuir mais pour mieux les comprendre dans leur totalité.

Cette méthode porte un nom très usité par les groupes de recherche pluridisciplinaire : " l'approche globale".

Madame BOURASSIN, encore un petit effort, il vous reste quatre années et demies pour vous y faire!

Luis-Nourredine PITA.

Par PITA - Publié dans : POLITIQUE JOVINIENNE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 17 octobre 2009

J'emprunte volontiers le mot "poussière" à l'écrivain Adrian BRAVI pour qualifier le dernier propos de Madame BOURASSIN concernant son programme politique pour 2009, 2014 ou 2020....Tellement les thèmes évoqués frôlent la litanie d'une ambition individuelle ou collective très généraliste et donc susceptible de revenir, à l'identique, dans toutes les campagnes municipales et/ou cantonales.

Je pense que Madame BOURASSIN et son dauphin : Monsieur MATHIAUT ne peuvent dans leur for intérieur supporter leur déroûte du 20 septembre 2009.

Si l'on transpose cette attitude dans le registre du théâtre, il convient d'admettre que nous sommes en présence d'une allégorie comique du désir de pureté, de la spirale d'une obsession et de la façon dont le monde extérieur, en l'occurence, celui de la majorité municipale, peut insupporter l'individu, jusqu'au délire.

En effet, lorsque je lis le projet politique commenté par la tête de liste et désormais conseillère municipale de base : Isabelle BOURASSIN, je m'interroge, non seulement sur la pertinence dudit projet mais encore sur l'opportunité consciente ou inconsciente de cette propagande postélectorale.

Est-ce pour échapper aux affres de la quotidienneté routinière et banale que cette déclaration a été prononcée. A l'instar De Bruce BREGOUT qui écrit des nouvelles sous l'évidence tranquille de la quotidienneté afin de montrer " un inframonde étrange et parfois menaçant". Dans l'esprit de Madame BOURASSIN, ce dernier ressemblerait à l'univers "des socialo-communistes" tant de fois répétés dans ses écrits.

Peut-être, pour comprendre la prose Bourassienne, faut-il inviter la psychanalyste Nata MINOR : auteure de la Coquetterie du malheur, ouvrage dans lequel l'irrémmédiable revêt une importance capitale dans sa métamorphose du tragique en cocasse et la pesanteur en grâce.
Dans ce livre, tout est souvenir, nostalgie d'une époque où la narratrice guide les promeneurs nocturnes dans un cimetière où se croisent des créatures étranges jusqu'à ce que tout parte en fumée...Portée par l'air, la narratrice entreprend un voyage d'oiseau!

Isabelle BOURASSIN se confond aisément avec cette narratrice puisque sa nostalgie d'un passé révolu devient la fumée de son pathos présent pour se réduire à une poussière d'un futur plus teinté par les miasmes du spleen baudelairien que par la rationalité du politique.

"On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans." (André MALRAUX).

N.B. une indemnité brute de 2918 €uros pour un maire d'une commune de plus de 10.000 habitants me paraît nettement insuffisante pour assumer pleinement et correctement son mandat. Aussi, que le maire bénéficie de frais de représentation, quoi de plus normal!

A titre d'information, le fonctionnaire que je suis, perçoit, sous les tropiques : 4800 €uros nets mensuels pour 13 heures de cours par semaine...

Luis-Nourredine PITA

Par PITA - Publié dans : POLITIQUE JOVINIENNE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Catégories

Recherche

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus