LE PRINTEMPS ARABE!

Publié le par PITA

 

 

 

Depuis les indépendances des années soixante, la totalité des Etats arabes de la planète sont dirigés, à des degrés divers, par des dictateurs corrompus, tantôt avec la complicité de l'Occident, tantôt avec son hostilité. Quelquefois, le même dirigeant peut glisser du statut de complice des puissances Occidentales à celui d'ennemi déclaré comme ce fut le cas du président Saddam HUSSEIN : allié des Etats-Unis et de l'Union Européenne au début des années 80 au point de déclencher une guerre meurtrière contre la République Islamique d'Iran pour finir "pendu" le jour de la commémoration du sacrifice d'Abraham par des bourreaux installés à Baghdad par l'ex-président BUSH.

Depuis le début du mois de novembre 2010, des émeutes éclatèrent en Algérie, le 17 novembre, un jeune tunisien, bardé de diplômes universitaires, s'immole en public suite à la destruction par la police de son étal de marchandises, son seul moyen de subsistance.

Dans les deux cas, les dictateurs réagissent de la même manière en réprimant de manière violente les manifestants, donnant l'ordre à la police de tirer s'il en était besoin dans la foule. Pour ce faire, la solde de ces mêmes policiers sera augmentée de 50 % afin de les inciter à mieux acomplir leur sale besogne.

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, la répression se poursuit en Algérie où nul ne connaît exactement le nombre de manifestants tués ou blessés, le dictateur tunisien a fui son pays après l'avoir pillé pour se réfugier chez un roi, celui d'Arabie Saoudite qui dès les premiers instants lui apporta son soutien. Il aura fallu quelques centaines de morts avant de "planifier" cette fuite.

L'Union européenne en général et la France, en particulier, adoptèrent et continuent à adopter un profil bas. La Ministre française des Affaires Etrangères allant jusqu'à proposer l'aide de la police nationale pour "mieux" encadrer les forces de sécurité tunisienne.

En ce moment, le peuple d'Egypte clame dans la rue son rejet de Hosni MOUBARAK, comme en Algérie et en Tunisie, ce dernier réprime, procède à des arrestations de plus en plus nombreuses, ce qui accroit l'hostilité de son peuple qui ne cesse de scander son départ aux cris de :" MOUBARAK, dégage!" A l'instar de Ben ALI, il fait tirer dans la foule, feignant de comprendre l'aspiration de la rue, il limoge son gouvernement en se reconduisant lui-même aux mêmes fonctions...Là aussi, l'Occident demeure silencieux en raison de ce qu'il nomme "le péril islamiste". François FILLON vient de déclarer :"Ecoutons le peuple" Chiche, écoutons-le jusqu'au bout et surtout, n'interrompons pas comme lors des élections législatives algériennes de 1991 un processus électoral entre les deux tours par crainte du FIS, 19 ans après, le peuple algérien subit encore dans sa chair les affres de la version Occidentale du politiquement correct.

 

 

Luis-Nourredine PITA.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article