JE DOUTE DONC J'ECRIS.

Publié le par PITA

C'est ainsi que Laurent NUNEZ intitule le dossier du magazine littéraire de juillet-août 2010.

Je convoquerai Emmanuel KANT pour qui : "on mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter."

Dans l'hémisphère Nord, l'été commence déjà à pâlir et pour autant, les élites politiques, économiques et quelquefois sociales des contrées connues et reconnues comme Etats de l'Union Européenne voguent majoritairement dans un océan de certitudes afin de rassurer leurs nationaux sur les bienfaits de leurs choix idéologiques.

Les dirigeants Français n'échappent nullement à cet océan de certitudes, bien au contraire...Le feuilleton politico-médiatique des mois de juillet et août 2010 illustre à merveille cette attitude.

Pendant que les citoyens Français et non Français résidents dans l'hexagone s'évadaient sur les autoroutes de France et de Navarre vers des horizons oniriques, le Chef de l'Etat et son portefaix de l'Intérieur cherchent par tous les moyens à préserver une existence politique de plus en plus incertaine en distillant des propos tantôt xénophobes, tantôt attentatoires au socle Républicain comme par exemple, la distinction entre Français souchiens et Français d'origine étrangère, ce qui s'apparente d'un point de vue juridique à une hérésie constitutionnelle.

Naturellement, Le Président de la République, avocat de profession, connaît ou devrait connaître parfaitement l'article premier de la Constitution qui indique explicitement que la France est une République indivisible...qui assure l'égalité de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Autrement dit, on est Français ou bien on ne l'est pas ; sinon, un amendement particulier viserait tous les citoyens. En effet, nous sommes tous originaires de quelque part : Ile de France, Bretagne, Corse, Bourgogne, Dom-Tom, etc...

Faut-il rappeler que les révolutionnaires de 1792 décernaient le titre de citoyen à des non Français s'étant fait remarquer par leurs mérites personnels.

Le gouvernement actuel et, en premier lieu, son Chef, n'en ont cure de tout ce débat juridique, l'essentiel étant de capitaliser des voix pour gagner à n'importe quel prix l'élection présidentielle de 2012. Pour ce faire, il convient de créer un populisme d'Etat lui-même fécondateur d'un racisme institutionnel inquiétant qui tend à diviser le pays en deux France (s)! celle des souchiens et celle des originaires de...

Paraître pour Etre, telle est la devise de sa majesté Nicolas 1er : Nouvel Empereur du Royaume de France.

 

Luis-Nourredine PITA.

 



 



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