LE FRONT NATIONAL C'EST L'OPIUM DU PEUPLE!
Cette réactivation du segment de discours répété propre à la linguistique me permet d'adapter la célèbre expression de Karl MARX destinée chez ce dernier à la religion à ce parti politique créé en 1972 par le Duce Jean-Marie LE PEN.
En effet, depuis sa création, ce mouvement a toujours attisé les angoisses du peuple dans la lignée du colonel De La ROCQUE qui, en 1934, lança ses croix de feu à l'assaut de l'assemblée nationale en qualifiant La République de "Gueuse".
Autrement dit, contrairement à tous les autres, ce parti n'intègre aucune réflexion dans son programme si ce n'est le recours à des slogans "vieillots" toujours les mêmes.
En fait, la méthode se révèle fort simple, il s'agit d'amplifier les frustrations légitimes du peuple, ses peurs, ses craintes et de "surfer" sur cette vague. Ainsi, on reconnaît bien la tradition fasciste qui inspire les dirigeants frontistes.
En revanche, j'établis une distinction très nette entre les théoriciens du FN et leurs électeurs qui, égarés, désemparés devant ce raz de marée appelé "mondialisation" ne savent plus à quel saint se vouer. Par conséquent ce parti "c'est l'opium du peuple". Certains pour se libérer, rêver, consomment du cannabis, d'autres s'abreuvent des publicités frontistes.
Si l'on examine un tant soi peu l'itinéraire politique de ce parti qui obtint 35 députés en 1986 à l'assemblée nationale, sa trajectoire oscille toujours entre 7 et 15 % des électeurs. Je rappellerai pour mémoire des scores de plus de 40 % en PACA ou dans le Nord de la France sans jamais obtenir une quelconque majorité.
Depuis 1972, trois villes de plus de 30 000 habitants furent conquises, à l'issue de triangulaires par le FN : Toulon, Vitrolles et Orange, que reste-t-il aujourd'hui de cet héritage : RIEN. Dès leur élection, Jean-Marie CHEVALLIER, Bruno MEGRET et Alain BOMPARD s'empressèrent de laisser leur sigle FN dans les tiroirs afin de devenir des personnalités respectables "faisant bonne figure". comme si elles avaient honte de leur appartenance politique. On connaît la suite pour les deux premiers, désormais un anonymat tel que nul ne sait où les localiser ; quant au troisième, pour garder la ville d'Orange, il se métamorphosa, selon les périodes, en "bon samaritain" tantôt divers droites, tantôt Feu RPR, tantôt UMP.
La conclusion s'avère fort simple, le FN excelle dans la protestation mais il est incapable de gérer et encore moins de gouverner. Sa légitimité se confond avec un statut d'éternel opposant et le deuxième tour des élections régionales 2010 le confirmera une fois de plus.
DONC LE FN C'EST BIEN L'OPIUM DU PEUPLE.
Luis-Nourredine PITA.