UN FRANCAIS DE CONFESSION MUSULMANE EST-IL FRANCAIS ?
Un français de confession musulmane est-il encore français pour le FN et ses affidés ? On sait pertinemment que 95 % des citoyens de confession musulmanes vivant en France possèdent la nationalité française. Par conséquent, le slogan : "LES FRANCAIS D'ABORD", vieux copié/collé des années quatre vingts que signifie-t-il aujourd'hui ? De quels français s'agit-il ? les Français "basanés, métissés, Noirs, etc..." sont ils considérés comme des français à part entière ou entièrement à part ? Si tel était le cas, les millions de français de confession musulmane confirmeraient leurs intentions de vote du premier tour : donner une victoire nette et sans appel à la Gauche.
En effet, lorsque l'on parle de minaret, de mosquée et de clocher, il faut bien prendre conscience que la mention de ces arguments dans une campagne électorale constitue une rupture du pacte républicain et de fait, remet en question la constitution française qui affirme la liberté de conscience et de culte pour tous.
Au nom de cette liberté de conscience et de culte, Bernard MORAINE a raison de traduire sous forme d'équation l'égalité entre un minaret et un clocher et ce, à Joigny comme ailleurs.
Quel espace cultuel offre-t-on aux français de confession musulmane ? Si l'on s'oppose à leur liberté de culte, autant leur interdire d'être musulmans.
ce serait une nouvelle forme d'intégration qui apposerait désormais cette nouvelle équation : français = catholique.
Le front national et ses affidés n'ont même pas conscience de la perte de millions d'électeurs à travers une exclusion officielle de tous les français non catholiques. ceci porte un nom : l'Apartheid.
Je n'ai jamais rencontré un français de confession non musulmane au Maroc ou en Tunisie à qui on interdise de fréquenter les clochers locaux ; eh, oui, les cathédrales ornent fréquemment les cieux de ces contrées nord-africaines. Il est vrai que pour le constater, il faut savoir s'ouvrir culturellement et spirituellement aux autres et ne pas réduire cette pespective à des campagnes populistes dont le seul objectif demeure la conquête d'un strapontin politique dans un fauteuil feutré d'une collectivité territoriale.
Pour ma part, je me limite à cette citation de Beaumarchais : "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur".
Alors messieurs du FN et vos sbires, poursuivez-dans cette voie et vous resterez, même si vous gagnez des voix, toujours dans l'opposition ; d'ailleurs, c'est le cas depuis la création de votre parti par votre Duce!
Luis-Nourredine PITA.
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