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Jovinien de naissance malgré un éloignement géographique de 10.000 km, je demeure très attaché au devenir de ma ville natale dans laquelle je fus impliqué pendant une dizaine d’années autant dans le mouvement associatif, politique que religieux. A titre d’information, j’évoquerai ma présence dominicale, en qualité de séminariste à l’institut catholique de Paris, dans les différentes paroisses de Joigny durant les années 1973-1978.
Depuis mars 2008, une nouvelle majorité municipale gère les affaires de la ville. Pour des raisons sur lesquelles, je m’abstiendrai de tout commentaire, cette élection vient d’être invalidée par le Conseil d’Etat. En lisant les attendus de cette décision, aucun reproche implicite ou explicite, fondateur d’annulation envers le maire et ses colistiers n’apparaît dans l’arrêt rendu par cette haute juridiction. Je formulerai un seul regret : des chantiers importants ont été ouverts et tout s’arrête le temps d’une nouvelle campagne électorale. Qui subira avec le plus d’acuité, les conséquences de ce retard, sinon la population locale, notamment, les plus démunis et les plus défavorisés ?
Quoiqu’il en soit, les joviniennes et joviniens devront retourner aux urnes, vraisemblablement pendant un ou deux dimanches du mois de septembre 2009.
Cette situation m’inspire les réflexions suivantes :
1 - Aujourd’hui, contrairement au mois de mars 2008, il ne s’agit pas de proposer un nouveau projet ou une alternative politique fécondatrice d’une audacieuse espérance pour Joigny ; IL S’AGIT TOUT SIMPLEMENT DE POURSUIVRE LES ENGAGEMENTS ET LE TRAVAIL ENTREPRIS DEPUIS 15 MOIS PAR CETTE MAJORITE MUNICIPALE ;
2 - Par ailleurs, le Maire et ses colistiers s’avèrent très proches de leurs administrés, chacun peut le vérifier quotidiennement ; lors de mes vacances de juillet 2009, j’ai souvent entendu ce propos : « nous avons un maire et des conseillers très à l’écoute de la population. »
3 - Enfin, la sociologie (professionnelle, ethnique, démographique) de l’actuelle majorité municipale reflète la diversité de la ville, ainsi chacun se retrouve dans l’image renvoyé par ses élus. La mairie devient, dans cette configuration, la maison du peuple.
4 - Comme l’atteste l’adage : « On ne change pas une équipe qui gagne en cours de partie », un projet municipal s’élabore sur six ans, comment, le soumettre au verdict des urnes, même si les premières orientations vont dans le bon sens, à l’issue de ces quinze premiers mois ? Désormais, l’heure n’est plus à l’idéologie mais au pragmatisme, je lance un appel à tous mes amis, de droite, de gauche, du centre, athées, croyants de toutes obédiences afin de constituer un vaste rassemblement qui permettra à la liste conduite par Bernard MORAINE de confirmer massivement le choix des électrices et électeurs de mars 2008.
Luis- Nourredine PITA