NON A UNE GOUVERNANCE DE L’ABSURDE !

Publié le par PITA

 

Jovinien de naissance même si aujourd’hui je vis à La Réunion, j’ai grandi dans cette ville, j’y ai fourbi « mes premières armes politiques ». C’était pendant la campagne des législatives de 1978 et le maire de l’époque s’appelait déjà Philippe AUBERGER.

 

Un vent nouveau soufflait dans tout le pays pendant cette ère du programme commun de la Gauche. A cette époque, je militais dans les rangs du Parti Socialiste, devenant en 1980 : secrétaire national du mouvement de la Jeunesse Socialiste, chargé des relations internationales. A l’échelon de la région Bourgogne, avec mon camarade Claude JOSSELIN, nous fûmes à l’origine de la première coordination du MJS.

 

Notre premier combat contre la nouvelle majorité de droite incarnée depuis 1977 par Monsieur AUBERGER consista à lutter pour la création, à Joigny, d’une maison des jeunes et de la culture, ce dernier nous répondit qu’une salle de jeux avec « flipper et babyfoot suffisait amplement… » Lors de la création, en 1980, de l’association : français et immigrés dont je devins le premier président, combien de démarches le bureau de l’association dut entreprendre auprès de la mairie pour obtenir le temps d’un dimanche, une partie du marché couvert pour fêter conformément à la tradition musulmane la fin du mois de Râmadhan.

 

Je me souviens des railleries, des vexations, infligées par Monsieur AUBERGER et ses colistiers lorsqu’il s’agissait de répondre à une demande de rendez-vous pour obtenir un logement social, une intervention pour des aides à l’emploi, pour répondre aux exigences de salariés : victimes d’un plan de licenciement, pour la réfection d’une rue, d’un quartier, surtout si aucun élu de sa majorité n’habitait à cet endroit.

 

Aussi, il aura fallu attendre les élections municipales de 2008 pour que la liste conduite par ce même maire, devenu entretemps : député-maire, subisse son premier échec électoral.

 

Dorénavant, il est temps de mettre fin à ce que je nomme « LA GOUVERNANCE DE L’ABSURDE ». Cette expression doit se comprendre à l’aune de la vision donnée par Albert CAMUS de l’existence : sa banalité, sa normalité.

 

LA GOUVERNANCE DE L’ABSURDE consiste à ignorer la diversité sociale, culturelle, ethnique, démographique de la ville que l’on souhaite représenter et ce, au nom d’une oligarchie locale dont on se prétend dépositaire : pratique dévolue à la noblesse sous l’Ancien Régime.

 

En politique, n’oublions jamais ce principe : « toute institution qui ne suppose pas que le peuple est bon, et le magistrat corruptible, est vicieuse. » (Robespierre- grand révolutionnaire français : 1758 – 1794).

 

 

                                                                                                                                                 Luis-Nourredine PITA

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Publié dans POLITIQUE JOVINIENNE

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