Poussière électoraliste!
J'emprunte volontiers le mot "poussière" à l'écrivain Adrian BRAVI pour qualifier le dernier propos de Madame BOURASSIN concernant son programme politique pour 2009, 2014 ou 2020....Tellement les thèmes évoqués frôlent la litanie d'une ambition individuelle ou collective très généraliste et donc susceptible de revenir, à l'identique, dans toutes les campagnes municipales et/ou cantonales.
Je pense que Madame BOURASSIN et son dauphin : Monsieur MATHIAUT ne peuvent dans leur for intérieur supporter leur déroûte du 20 septembre 2009.
Si l'on transpose cette attitude dans le registre du théâtre, il convient d'admettre que nous sommes en présence d'une allégorie comique du désir de pureté, de la spirale d'une obsession et de la façon dont le monde extérieur, en l'occurence, celui de la majorité municipale, peut insupporter l'individu, jusqu'au délire.
En effet, lorsque je lis le projet politique commenté par la tête de liste et désormais conseillère municipale de base : Isabelle BOURASSIN, je m'interroge, non seulement sur la pertinence dudit projet mais encore sur l'opportunité consciente ou inconsciente de cette propagande postélectorale.
Est-ce pour échapper aux affres de la quotidienneté routinière et banale que cette déclaration a été prononcée. A l'instar De Bruce BREGOUT qui écrit des nouvelles sous l'évidence tranquille de la quotidienneté afin de montrer " un inframonde étrange et parfois menaçant". Dans l'esprit de Madame BOURASSIN, ce dernier ressemblerait à l'univers "des socialo-communistes" tant de fois répétés dans ses écrits.
Peut-être, pour comprendre la prose Bourassienne, faut-il inviter la psychanalyste Nata MINOR : auteure de la Coquetterie du malheur, ouvrage dans lequel l'irrémmédiable revêt une importance capitale dans sa métamorphose du tragique en cocasse et la pesanteur en grâce.
Dans ce livre, tout est souvenir, nostalgie d'une époque où la narratrice guide les promeneurs nocturnes dans un cimetière où se croisent des créatures étranges jusqu'à ce que tout parte en fumée...Portée par l'air, la narratrice entreprend un voyage d'oiseau!
Isabelle BOURASSIN se confond aisément avec cette narratrice puisque sa nostalgie d'un passé révolu devient la fumée de son pathos présent pour se réduire à une poussière d'un futur plus teinté par les miasmes du spleen baudelairien que par la rationalité du politique.
"On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans." (André MALRAUX).
N.B. une indemnité brute de 2918 €uros pour un maire d'une commune de plus de 10.000 habitants me paraît nettement insuffisante pour assumer pleinement et correctement son mandat. Aussi, que le maire bénéficie de frais de représentation, quoi de plus normal!
A titre d'information, le fonctionnaire que je suis, perçoit, sous les tropiques : 4800 €uros nets mensuels pour 13 heures de cours par semaine...
Luis-Nourredine PITA