CUMULS ET RESEAUX : SPECIFICITE OU MAL FRANCAIS ?
Madame BOURASSIN se réjouit d'un article de Jean-Pierre SOISSON sur le cumul des mandats.
Nonobstant, Madame BOURASSIN devrait s'interroger sur cette spécificité ou mal hexagonal appelé "cumulardise" qui concerne toutes les sphères professionnelles et pas que politiques de la société française.
En lisant le "Nouvel Observateur" du 15 au 21 octobre, on découvre sous diverses appellations les : "rois du cumul, les barons, les ministres à temps partiel, les ambitieux, les tartuffes, les bons élèves, les cumulards du CAC 40, les mandarins des facultés de sciences, les journalistes et animateurs de médias, les caméléons de la culture et de la communication, etc..." A titre d'information, on y apprend que le célèbre journaliste d'Europe 1 Jean-Marc MORANDINI perçoit des émoluments mensuels de 16 000 €uros nets mensuels.
En parcourant ce même numéro du "Nouvel Observateur", on apprend comment le secrétaire général de l'Elysée : Monsieur Claude GUEANT "occupe ses week-ends." Animé par une véritable passion du secret, Monsieur GUEANT effectue des missions à hauts risques aux quatre coins de la planète, tantôt une entrevue avec le président Syrien Bachar AL-ASSAD, tantôt un conseil à Beyrouth lors de la formation du nouveau gouvernement libanais ou encore au Gabon lors des funérailles du président Omar BONGO. Tous ces voyages s'effectuent dans un seul et unique avion : un Falcon 50 sans cocarde tricolore : secret oblige...
En fait ces missions confidentielles associent des responsables francs-maçons de gauche comme de droite et peermettent de tisser des réseaux essentiels pour tout ce qui caractérise la politique étrangère de la France au sein de laquelle les contrats d'armements prennent une place non négligeable.
Aussi Madame BOURASSIN doit dépasser le prisme jovinien pour mieux appréhender le monde dans lequel elle vit. Elle pourrait même donner des conseils à celui qui façonne la politique nationale et internationale de son parti : l'UMP.
Ainsi, au lieu de s'attarder sur le nom de la petite ou grande école de commerce où a étudié Nicolas SORET, elle prendrait la hauteur et la distance nécessaires à quiconque entend faire de la politique conformément à son sens étymologique.
Madame BOURASSIN, le monde est devenu un village, imprégnez-vous de ce concept et vous relativiserez, voire conforterez vos approches politiques.
Comme disait le philosophe Jean LACROIX, il faut apprendre à prendre du recul eu égard à toute chose, toute situation, non pas pour les fuir mais pour mieux les comprendre dans leur totalité.
Cette méthode porte un nom très usité par les groupes de recherche pluridisciplinaire : " l'approche globale".
Madame BOURASSIN, encore un petit effort, il vous reste quatre années et demies pour vous y faire!
Luis-Nourredine PITA.