POUR UN DEBAT D'IDEES!
« SI LA RAISON GOUVERNAIT LES HOMMES...ILS NE MARQUERAIENT POINT CET ACHARNEMENT QUI CARACTERISE LES BETES FEROCES. »
(Dalmilaville, article « Paix » Encyclopédie : 1751 – 1772).
Le climat politique actuel qui règne sur la pré-campagne électorale de Joigny me semble particulièrement délétère, j'invite chacun et notamment ceux qui déposent des plaintes quasiment quotidiennes à privilégier le débat d'idées sur toute autre considération.
Monsieur THOMAS : soutien jovinien de la liste conduite par Madame BOURASSIN se livre à une exégèse du texte dans lequel je souhaite mes meilleurs voeux aux musulmans de Joigny en les invitant à apporter massivement leur soutien à la liste conduite par Bernard MORAINE.
Cette exégèse comporte une contradiction intrinsèque dans l'association de deux termes « Pacte Républicain » qui relève de ce que les linguistes nomment une oxymore. En effet, la République : une et indivisible ne saurait « souffrir » aucun pacte car si tel était le cas, la notion même de Res Publica se réduirait au « Pactum, c'est-à-dire : une convention ponctuelle, une promesse entre deux parties contractantes ; selon cette acception, il va de soi que le concept de République ne signifierait plus grand chose...
A ce propos, je conseillerai, à ce citoyen éclairé que je ne connais pas, l'excellente réflexion de l'ancien ministre et actuel Conseiller d'Etat Anicet LEPORS sur l'idée de Pacte Républicain et sa dérive Bonapartiste.
En effet, n'a-t-on pas entendu lors de la dernière campagne présidentielle Nicolas SARKOSY opposer son pacte républicain au pacte présidentiel et donc non républicain de sa concurrente Ségolène ROYAL.
Monsieur THOMAS poursuit son analyse en accolant au substantif République l'épithète laïque et pour ce faire, il commet une confusion sémantique importante entre le concept de sécularisation et de laïcisme qui demeure un système de valeurs admettant toutes les religions sans en privilégier aucune. Je répondrai plus longuement sur ce dernier point à Monsieur THOMAS après le premier ou le deuxième tour de l'élection municipale de Joigny.
Quant au « jeu de mots » que Monsieur THOMAS se permet sur mon patronyme suivi d'un « alias », je le renverrai à son propre imaginaire.
Que Monsieur THOMAS se rassure, je n'irai nullement chercher, voire « fouiner » dans les registres de l'état civil pour savoir quel est son lieu de naissance, son âge, ses nom, prénom, alias et que sais-je encore ? Mes priorités se situent ailleurs.
Par contre, je souhaiterais vivement l'ouverture d'un débat d'idées et une confrontation publique des projets politiques présentés par les diverses listes officiellement déclarées.
Luis-Nourredine PITA